Août 2004

Nous avons décidé pour ces vacances d'été de visiter une région que nous ne connaissions que pour l'avoir traversée rapidement. Je parle de la Corrèze. Le fil conducteur étant la rivière Vézère que nous avons suivi de sa source jusqu'à son confluent avec la Dordogne.

Départ en direction du Gers et du Lot avec pour première étape, Gramat. Ville carrefour, Gramat abrite quelques beaux monuments tels que la Tour de l'horloge , le clocher de l'église du XVème ou encore une très belle halle. Une visite au parc animalier, sur le causse, permets de découvrir de nombreuses espèces d'animaux en voie de disparition , et pas que sauvages, telles que moutons, porcs, chevaux et autres poules rares. 

Nous faisons la fermeture du parc et demandons l'autorisation de rester sur le parking pour la nuit. 

Après cette première nuit où nous étions seuls et entourés par les poules et les chevaux de Prjevalski, nous reprenons notre route qui nous amène à Beaulieu sur Dordogne. Nous sommes maintenant en Corrèze.

Beaulieu a été crée en l'an 855 à partir d'un village de pêcheurs dont il en reste quelques traces. Cité médiévale, ce village a su conserver le charme de ses vieilles maisons à colombages. Le portail de l'église romane Saint-Pierre est un chef-d'œuvre de la sculpture limousine du XIIème. Et la chapelle des Pénitents (photo) au bord de la rivière, offre un calme bien reposant. 

Par des petites routes qui nous font traverser campagnes et vallées, nous pénétrons dans la Xaintrie Noire. Et puis, soudain, au détour d'un virage, dans la forêt, apparaissent les Tours de Merle sur leur éperon rocheux.  

Citadelle féodale des XIIIème et XIVème siècles, seigneurie de la Xaintrie, Merle est un castrum. C'est à dire un village fortifié comprenant château, maisons nobles, chapelle et habitat villageois. Le tout protégé par des défenses naturelles. En fait, Merle comprenait à l'époque, pas moins de 4 châteaux, 2 tours et 2 forts. La vue sur la Haute Auvergne et le Limousin depuis le sommet des tours est superbe. 

Se faisant tard, nous décidons de passer la nuit , qui sera calme, sur le parking supérieur, au milieu des bois. Le lendemain, après avoir erré au hasard dans cette contrée, nos roues nous amène à Camps, au Rocher du peintre, où la vue sur la vallée est grandiose. Nous y restons déjeuner, à l'ombre des grands arbres, avant de reprendre la route pour aller faire une incursion dans le Cantal.

Par Pleaux et Ally, nous atteignons Salers, le pays de la vache rousse. La ville a mis gratuitement à disposition des cc, un immense pré, situé à 300m du village. Nous sommes tout au plus une quarantaine de camping-cars éparpillés dans ce pré. Dommage qu'il n'y ai pas au moins un point d'eau.

Cité médiévale admirablement conservée, c'est un plaisir que de flâner dans les rues de ce village. Pays de la charcuterie, du fromage et de la gentiane, il ne faut surtout pas repartir de Salers sans avoir acheté quelques uns de ces produits.

Direction le Puy Mary, à 1787m d'altitude. La route, étroite mais réservant de magnifiques vues, est réglementée pour les camping-cars. Interdite de 24h à 12h45 pour la montée. L'arrivée au sommet est assez raide. Heureusement que le 2.8l du Fiat rempli à merveille son office sans peiner. Je plaint les capucines équipées d'un petit moteur. 

Beaucoup de monde au sommet. Cet emblématique volcan du Cantal, qui est un des plus grands d'Europe, offre un époustouflant panorama sur 7 vallées glaciaires. Une nature riche et sauvage entoure cette montagne. Gentiane jaune, lys martagon, chamois et  mouflons y cohabitent.

La descente du Puy Mary se faisant avec prudence, surtout à cause des véhicules garés le long de la route sous le sommet, nous allons maintenant nous diriger vers Riom es Montagne et Valette ou nous passerons la nuit avant de rejoindre de nouveau la Corrèze.