Balades dans le GERS. 

"Le bonheur est vraiment dans le Gers"

Circuit n° 4 .octobre 2002

Ce circuit va nous emmener jusqu'à la limite du Lot et Garonne, en passant par de nombreuses petites routes et de nombreux petits villages, à travers des paysages d'automne.

Direction Mirande, célèbre entre autre pour son festival de country music au mois de juillet, qui est une bastide gersoise fondée au 13ème siècle. Il faut voir la place à arcades du village et l'église Ste Marie. De là, nous nous rendons à L'Isle de Noé, village déjà décrit dans un précédent circuit, où nous passerons la nuit.   

Le lendemain, en route pour Montesqiou, que nous ne faisons que traverser, et Bassoues ou nous faisons une halte afin d'aller admirer la halle couverte et l'église. Lors de notre dernier passage, cette place était en rénovation.

Ci-contre, la halle couverte de Bassoues.

4 km après Bassoues, nous prenons la D102 vers Peyrusse-Grande. Un arrêt à la chapelle de Baccarisse, en pleine campagne, d'ou la vue sur les Pyrénées et les sommets enneigés est splendide, et nous arrivons au village de Peyrusse. (Nombreuses possibilités de stationnement diurne et nocturne, eau et  wc). Ce village, situé sur la ligne de séparation bassin de l'Adour /bassin de la Garonne, compte une des plus anciennes église romane du Sud-Ouest. Voir aussi la chapelle et sa fontaine, situées à 300m du village.

La chapelle de Baccarisse.

Le village de Peyrusse-Grande.

Continuant toujours sur la D102, ou nous apercevons de temps à autre chevreuils et hérons, ainsi que des gasconnes dans leur prés, nous parvenons à Lupiac, village natal d'un célèbre mousquetaire nommé Charles de Batz , je veux parler de d'Artagnan. Lupiac, situé sur une crête, est un des plus anciens castelnaux du Gers. 

Ci-dessous, le château de Castelmore qui a vu naître d'Artagnan en 1610.  

Ci-contre, toujours à Lupiac, la base de loisirs située sous le château Lacoste, est un splendide endroit au calme (hors saison) pour une halte. 

Les canards sont partout dans le Gers, pays du foie gras.

  

 

 

Nous quittons Lupiac et rejoignons la N124 à La Parisienne, pour prendre la direction d'Eauze ou nous nous arrêterons pour faire quelques achats. Eauze est une ville agréable qui mérite que l'on s'y attarde. Il faut voir la cathédrale Saint-Luperc, la rue Bistouquet, les arènes, etc.. Ayant visité maintes fois cette ville, nous la quittons rapidement et prenons la D29 pour aller visiter le site de Séviac.  
C'est sur ce site que se trouve les fouilles de la villa gallo-romaine du 4ème siècle après JC. Plus de 400m² de mosaïques superbement conservées, et qui constituent un ensemble unique en France, attendent le visiteur dans ce lieu. Les premières fouilles eurent lieu en 1855, mais ce n'est qu'en 1911 que débutèrent sérieusement les recherches, abandonnées puis reprises depuis 1955 jusqu'à nos jours.

Quittant Séviac, nous traversons Montréal du Gers pour rejoindre Larressingle, "La Carcassonne du Gers", ou nous passerons la nuit au pied de la cité dans laquelle se trouve l'église romane et le château donjon. Bâtie au 13ème siècle, les évêques de Condom y résidèrent jusqu'au 16ème. (photo ci-contre)

Le lendemain, direction Condom et la D7 vers Lectoure, non sans avoir fait un crochet par Blaziert, village fleuri classé 2ème du département. Ce village perché sur une colline, est d'accès difficile pour les gros camping-cars. Voir le cadran solaire, emprunter le chemin des senteurs, flâner dans le village.......  

Étant en octobre, le village est encore bien fleuri. Mais il faut surtout y venir au printemps. 

Demi-tour et nous nous dirigeons sur Lectoure, à quelques de là, puis prenons la direction d'Astaffort.

Le paysage commence à changer, mais les vues sont toujours aussi belles. 

Une halte à Sainte-Mère, ou se trouve un immense parking calme, nous permets d'admirer le château gascon du 13ème et l'église appuyée au mur d'enceinte du village.

Une vue générale du village, et une vue de l'enceinte fortifiée.

En prenant la D918, nous rejoignons Castet-Arrouy, petit village gascon qui recèle un joyau de l'art religieux. En effet, son église édifiée au 16ème et qui de premier abord ne paye pas de mine, contient à l'intérieur un véritable chef-d'œuvre de décoration. Du à Paul Noel Lasseran, dragons et symboles du moyen-age côtoient des reproductions de tableaux renaissance et des statues en bois polychrome. Les chapelles sont peintes dans des tons pastels, l'autel est en marbre rose et blanc. Tout ceci laisse le visiteur ébahi devant tant de somptuosité. En sortant, ne pas manquer le puits d'origine gallo-romaine.  

Reprenant notre périple, nous nous dirigeons maintenant vers Miradoux, la plus ancienne bastide du Gers construite sur un promontoire fortifié, et située sur la route de St Jacques de Compostelle. A voir l'imposante église et la halle du 15ème. 

L'intérieur de l'église de Castet-Arrouy.

Une ferme gasconne, le corps principal étant surmonté d'un pigeonnier.

L'église de Miradoux, construite sur l'emplacement d'un château du 13ème siècle.

Flamarens, dont le château du 13ème domine la vallée de l'Arratz, nous voit passer, et Peyracave nous voit faire une halte pour le repas de midi. Le clocher mur de son église valant le coup d'œil. Nous arrivons à St Clar, qui est la seule bastide à posséder deux places à cornières. Il faut aussi voir les halles sur piliers de bois. St Clar est également  la capitale de l'ail blanc. Après avoir rejoint Fleurance, bastide crée en 1274,dont la visite de l'imposante église gothique vaut le détour ainsi que la halle et ses statues fontaines, nous continuons sur Préchac et Lavardens. Peu après Fleurance, sur la gauche, surgissent des constructions étranges venues d'un autre monde. Il s'agit de la Cité du Ciel et de l'Espace dont Hubert Reeves , le spécialiste des étoiles, est le parrain. 

L'église de Fleurance et le village de Lavardens. 

Après avoir traversé Lavardens, Jegun, dont la halle-mairie est encastrée dans les maisons, nous rejoignons la N124 par de petites routes en pleins champs. Et nous voici à Ordan-Laroque, le plus beau village fleuri du Gers. La route grimpant à ce village est étroite, mais le stationnement y est relativement aisé. Comme pour Blaziert, la période idéale pour apprécier ce village en fleurs, étant le printemps.

Ci-contre, une vue du village, et ci-dessous une vue de l'église.

Reprenant notre route par la D150, juste avant St Jean le Comtal, se trouve sur la gauche un lac très agréable pour une halte au bord de l'eau.

L'arrivée sur St Jean le Comtal offre une vue superbe sur les vallées gersoises environnantes ainsi que sur les Pyrénées . Nous arrivons sur la N21 qui nous ramène à Tarbes.

 Encore une fois, le Gers nous a offert une découverte de villages et de paysages inédits.