A la découverte de l'estuaire de la Gironde coté rive droite, de Bordeaux à Royan.

Mai 2008.

Nous allons donc partir a la découverte de ce fleuve et de ses environs, pendant 5 jours, accompagné de Jacques et Françoise, ainsi que de Franck et Christiane, beau-frère et soeur de Jacques.

Par la route de la corniche fleurie en Haute Gironde, puis par la route verte jusqu'a Royan, cette balade va nous faire découvrir un patrimoine architectural insolite, riche et mystérieux.

Mais tout d'abord, une petite présentation des lieux.

 L'estuaire de la Gironde s'étire sur 75 km de long et mesure 12km à son endroit le plus large. C'est l'estuaire le plus vaste et le mieux protégé des estuaires européens. S'étendant du bec d'Ambes, endroit ou se rejoignent la Garonne et la Dordogne, il termine sa course dans l'océan Atlantique entre la pointe de Grave au Verdon et Royan, salué par le phare de Cordouan. A cheval sur deux départements, la Gironde et la Charente-maritime, l'estuaire est un espace naturel exceptionnel ou la nature est restée préservée. Marais, coteaux, vignobles, falaises et îles mystérieuses, voila tout ce que l'on y rencontre. Bordé de pittoresques petits ports rempli de bateaux de pêche traditionnelle, l'estuaire a su garder sa vocation maritime. On y découvre également les carrelets, ces cabanes de pêche typiques qui s'étendent tout  le long du fleuve. Sans oublier une faune et une flore remarquable. Bécassines, hérons, aigrettes, cigognes, sans oublier la lamproie, l'alose et l'esturgeon. L'estuaire étant le dernier d'Europe à abriter ce poisson.

Et maintenant, en route pour remonter l'estuaire, appelé par ici " le fleuve".

1er Jour

Après avoir traversé la Garonne par le pont d'Aquitaine, direction Saint Vincent de Paul et le port ou nous attendent nos compagnons de voyage.

Notre première visite sera pour le pont Eiffel qui enjambe la Dordogne. Construit entre 1879 et 1883 sur les bases d'un premier pont datant de 1839 détruit par une tempête .Il fut de nouveau détruit à la seconde guerre mondiale et reconstruit par le petit fils de Gustave Eiffel. Vue de dessous, les arcades de sa rampe d'accès,  lui donne des allures de cathédrale gothique.

 

Nous traversons la Dordogne et arrivons maintenant a Saint André de Cubzac, ville natale du commandant Cousteau. Après un tour en ville, nous grimpons jusqu'aux coteaux de Montalon.

Les coteaux de Montalon. C'est le point culminant de la Haute Gironde (76 m). Cinq moulins a vent, privés de leurs ailes, datant du 18éme, s'y trouvent. De cet endroit, un superbe panorama nous attends. La vue porte des cotes de Blaye jusqu'a Bordeaux.

Au pied des moulins, une stèle nous indique le passage du 45eme degré de latitude Nord, appelé 45eme parallèle.

Ce qui correspond a l'égale distance entre le pole Nord et l'Équateur.

 

 

A travers vignes et coteaux, nous arrivons maintenant à Lansac et au moulin du Grand Puy. La route d'accès au moulin est raide, 22% , mais l'endroit offre un immense panorama. On y trouve également des orchidées sauvages.

 

Direction Bourg sur Gironde, situé en fait au bord de la Dordogne, a quelques encablures de l'estuaire. Nous y déjeunerons sur le port, au bord du fleuve.

Ville pittoresque entourée de remparts et bâtie sur des falaises, Bourg domine la Dordogne et offre de très belles vues sur ce fleuve. Chargé d'Histoire, c'est un village a découvrir. La pierre de Bourg, extraite des carrières, a servie a construire une partie de Bordeaux. La visite se poursuit par la citadelle et le musée des calèches, collection unique de 40 voitures et accessoires.

Ci-contre, une maison troglodyte construite dans la falaise de Bourg.

 

 

 

Le souterrain cavalier.

Vestige de l'ancienne citadelle, le souterrain permettait de relier le port de Bourg à la Citadelle tout en étant protége en cas d'assaut ennemi. Les marchandises arrivant au port étaient chargées sur des traîneaux que les chevaux remontaient a travers le souterrain.

Comblé pour une partie, le souterrain ne mène plus aujourd'hui, qu'a  l'entrée des immenses cuves a pétrole édifiées pendant la seconde guerre mondiale, et détruites partiellement par l'armée allemande.

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