Rencontres CCLF 

14 et 15 juillet 2001     

L'homme ne peut que se sentir d'une petitesse infinie dans ces cirques vastes et déserts.   Élisée Reclus.

Commençons par un peu d'histoire. Devenue commune indépendante en 1842, Gavarnie a été et est l'un des sites les plus visités en France. Le sobriquet donné au village,"Templiès de Gabarnis"traduit par "Les Templiers de Gavarnie" est une fausse attribution, les Templiers n'ayant jamais mis les pieds à Gavarnie. Par contre, une commanderie des Chevaliers de St. Jean de Jérusalem y avait son siège à côté de l'église actuelle. D'ou l'erreur. Gavarnie connut son heure de gloire dans le milieu du 19ème siècle. Victor Hugo en tomba amoureux. Il avait calculé, on ne sait comment d'ailleurs, que le cirque faisait 3km de haut et 40 km de large. Ce qui lui faisait dire que les murailles du cirque allaient d'une mer à l'autre, barrant le continent.

Non, réellement le cirque, malgré toute son ampleur, mesure 3600 mètres de circonférence à sa base et atteint une hauteur de 1668 mètres à son point le plus haut, avec un dénivelé de 1347 mètres du col de la cascade au point le plus bas. Mais Gavarnie c'est aussi seize "3000" autour du site, c'est aussi la cascade la plus haute d'Europe avec ses 422 mètres de chute. C'est tout cela qui en fit le haut lieu du pyrénéisme. Le cimetière jouxtant l'église du 12ème, est là pour nous le rappeler. Tous les grands noms y reposent: Ledormeur, Arlaud, Passet, .....

Beaucoup de personnages illustres sont passés a Gavarnie: Victor Hugo, Gustave Flaubert, Ramond de Carbonnières, Russel, Georges Sand, Alfred de Vigny, Schrader, etc.. Des peintres l'ont immortalisé: Ingres, Jules Dupré, Gustave Doré, Ugarte, Sulpice Guillaume Chevalier qui décida après être venu voir le cirque de s'appeler Gavarni ,sans E à la fin. 

                                                        La grande cascade et ses 422 m, source du gave de Pau  --»

Malheureusement, de ce temps là plus rien ne subsiste. Il n'y a plus de guides depuis longtemps. Les personnages célèbres ne s'y pressent plus. Gavarnie est devenu une pompe à fric, un piège à touristes. Heureusement que la montagne, elle, est encore là. Samivel, à qui une dame demandait ce qu'il y avait de plus beau en montagne , lui répondit " Le silence, Madame!".  

Vous l'aurez compris, j'aime Gavarnie. C'est pour cela que j'ai organisé cette rencontre. J'ai voulu faire découvrir et partager cet endroit magique qu'est le Cirque de Gavarnie.

  La rencontre CCLF.

Vendredi 13 juillet.         

Habitant à 70 km de Gavarnie, n'étant pas en vacances et  donc travaillant jusqu'à 16h30, ce n'est que vers 17h30 que nous quittons Tarbes, direction Lourdes, Argeles-Gazost, et Luz St.Sauveur. 

La montée sur Gavarnie s'effectue par la D921. A Gèdre, on commence à apercevoir les sommets du cirque. La Brèche de Roland se découvre un instant puis disparaît. La route serpente pour arriver au chaos de Coumély (photo ci-contre), vestige d'un tremblement de terre. Le cirque se dessine au loin, et laisse deviner son ampleur. Et voici le village au détour d'un virage. Encore 50 mètres, un virage à gauche, et soudain, il est là, devant nous. Majestueux,  gigantesque, les cimes enneigées. (voir la photo du haut de page)

 Pour moi, qui connaît Gavarnie depuis bientôt 15 ans, qui y ait vécu été-hiver pendant 4 ans, à chaque fois c'est avec le même plaisir que je retrouve ce superbe endroit. Après avoir salué quelques amis, nous faisons demi-tour, et nous dirigeons vers le plateau de Holle, lieu de la rencontre CCLF, ou ND des Neiges nous attends. Ce belvédère, appelé Turon de Hole, offre une superbe vue sur le cirque, ainsi que sur le  glacier du Vignemale, au fond de la vallée d'Ossoue. 

                                     

 «-- Notre Dame des Neiges, statue de Firmin Michelet datant de 1927. 
A Holle, tous les participants de cette rencontre au sommet sont arrivés, à part Bruno et Valérie qui n'arriveront que le samedi en fin d'aprés-midi. 

De gauche à droite, en haut se trouve Nicole T, Danielle S, JPR, Maïté L, Patrick L, Marie-Claude M, Jean-Marie G, Jacques et Françoise, Ponpon et Monique. 

En bas, Solange R, Claude S, Annick G, BT.    Photo BT. 

 

La plupart des participants se rencontrant pour la première fois, nous faisons connaissance autour du traditionnel apéritif de bienvenue et du programme de ce week-end.

Samedi 14 juillet.

Entouré par les marmottes dont le sifflement résonne contre les murailles et survolé par les vautours et autres faucons crécerelles, le parking de Holle est vaste, plat et bordé par un petit torrent qui arrive de la cascade du Terrail. Juste à côté, sur l'autre rive se trouve le refuge du Club Alpin Français.  C'est donc un endroit idéal pour les camping-cars. Calme,  peu éloigné du village, et possédant un point d'eau et de vidange. 

 Photo BM.

Aux alentours de 10 heures, un petit groupe part à la rencontre des marmottes dans les pentes du Mourgat. Nombreuses dans cet endroit, elles sont facilement approchables, mais néanmoins méfiantes.  

En bas, à droite, tandis que Jean-Marie les observent, Maïté explique la vie de la marmotte à Jacques, Françoise, Marie-Claude, Solange et Monique.

 

Après cette petite mise en jambe matinale, suivie bien sur de l'apéritif et du repas, une partie de l'après-midi sera consacrée à une initiation à l'escalade au rocher de Notre Dame des Neiges.

Après être monté voir la statue, tout le monde s'est retrouvé au pied du rocher. Quelques explications sur le matériel, le réglage du baudrier,  l'installation des cordes, et voici que quelques uns tentent de grimper, tel JPR qui malgré Ponpon qui le poussait, Patrick qui le tirait, et Claude qui rigolait, n'a pas bougé d'un centimètre.

En miniature, Claude et Ponpon ont montré leur talent de grimpeurs.  

N'ayant pas fait de photos le samedi soir lors de la soirée, je vous invite à vous rendre sur le site de CCLF pour voir le reportage consacré à cette rencontre. Mais avant d'y aller, voyez la suite du reportage.

Pour ouvrir la surprise, cliquez sur  le paquet cadeau.

*Le mot "Toy", anciennement "Thôys", en montagne, signifie un homme petit. En plaine, cela désigne un homme lourdaud..... Proverbe:  

Un Toy noun cragn qué Diou, et péricle, e erà lid. =  Un Toy ne craint que Dieu, le tonnerre, et l'avalanche. 

Vite, la suite